De septembre 2022 à janvier 2023, Pauline Marcé était présente devant la Cour d’assises de Paris spécialement composée pour y représenter la famille d’une personne gravement blessée dans l’attentat de Nice le 14 juillet 2016.
Retrouvez l’essentiel de sa plaidoirie lors du 54ème jour d’audience de ce procès fleuve, à travers les morceaux choisis par Florence STURM, journaliste à France Culture :
Un podcast à retrouver ici 👇

Procès de l’attentat de Nice : plaidoiries et réquisitoire
Après quatre semaines consacrées à l’interrogatoire des accusés, le procès ouvert le 5 septembre 2022 à Paris est entré dans sa dernière phase. Avec la parole des avocats de la partie civile, puis le réquisitoire du Parquet national antiterroriste et les plaidoiries de la défense.
« Victimes silencieuses, parties civiles invisibles »
Une trentaine d’avocats de parties civiles ont choisi de plaider de manière individuelle, après « l’exercice » collectif auquel ont participé une cinquantaine d’autres. Et plusieurs d’entre eux ont fait entendre la voix des invisibles, ces très nombreuses victimes qui n’ont pas pu, ou pas voulu témoigner à Paris face à la cour d’assises spécialement constituée.
Et le compte-rendu à lire ici 👇

« Elle fait partie des victimes silencieuses devenues des parties civiles invisibles. »
« Distinction essentielle, explique-t-elle encore. Car la qualité de partie civile est intimement liée aux faits dont votre Cour est saisie. La qualité de victime en est indépendante, elle la dépasse. Quel que soit votre verdict, rien ne pourra remettre en cause ce statut, pas même un acquittement. »
Une plaidoirie tout en nuances, y compris sur le terrain pénal de la décision à venir.
« Dire cette vérité, ce n’est pas faire plaisir à l’une ou l’autre des parties. Elle peut être douloureuse, mais elle est nécessaire. C’est la confiance en la justice qui est en jeu, conclut-elle. Ni arbitraire, ni vengeresse, mais juste, individualisée et équitable. Sans trahir ni les intérêts de l’accusé, ni ceux de la société qui l’accuse, ni ceux de la victime. »
